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Lac de Montcineyre et de Bourdouze

Initialement prévue pour être une petite balade de 2 heures, spécialement adaptée pour mon mal de dos, notre randonnée se terminera à la nuit tombante après 5 heures de marche, et un nombre incalculable de franchissements de clotures barbelées... Idéal pour les convalescents d'un terrible lumbago!

Mais quelle balade! Un soleil magnifique, alors que Clermont est restée toute la journée sous une épaisse couche de nuages, une température agréable (quelques degrés au-dessus de 0 - nous sommes en hiver -), quasiment personne sur notre trajet et le lac de Bourdouze en apothéose au soleil couchant. Bref, une randonnée que nous ne pouvons que conseiller, même si aucun PR ne la jalonne de bout en bout. Il est nécessaire de se doter de cartes IGN et d'avoir in minimum de sens de l'orientation pour ne pas se perdre. Autre solution,, télécharger le fichier GPX que je mets à disposition sur cette page. Vous pourrez ainsi suivre notre itinéraire. Comptez 5h avec une demie-heure de pause, même si vous êtes bon marcheur, car les cultures à franchir et les repérages nécessaires vous ralentiront.

Quelques mots maintenant sur les lieux :

 

Lac de Montcineyre : un lac volcanique

Âgé de moins de 6000 ans, le Puy de Montcineyre est contemporain du volcanisme de la chaîne des Puys. Des retombées de cendres issues du puy de Montcineyre ont été identifiées dans les tourbières de la région de Picherande et de Chastreix à environ 10 km du volcan. Le lac, en forme de croissant, est perché à 1182 m d'altitude.
Entourées d'une hêtraie, ses eaux, aujourd'hui protégées et classées site naturel, s'étendent sur 40 hectares et comptent 18 mètres de profondeur. Baignade, canotage et pêche sont strictement interdits.
Le lac est une réserve d’eau potable pour le Sivom de la région d'Issoire et de la banlieue sud-clermontoise, qui assure la distribution d'eau dans plus d'une centaine de communes (du sud de Clermont à la limite de la Haute-Loire, et des contreforts du Sancy aux flancs ouest du Livradois). Cependant, cette réserve n'est sollicitée qu'en complément des différents captages et pompages du Sivom.

On suppose que ses eaux ont filtré à travers la lave pour donner naissance aux sources de Chaméane à 2 km.

 

Lac de Bourdouze : un lac de tourbière

Il occupe une cuvette de sur creusement glaciaire. C'est un lac relique, jadis il était près de trois fois plus vaste et ses eaux devaient s'élever à près de 1,5 m au-dessus de son niveau actuel ; d'ailleurs, elles s'écoulaient vers Saint-Anastaise par la trainée tourbeuse des Chirouzes. Maintenant, c'est le petit ruisseau de la Gazelle  qui lui sert de déversoir en direction de Compains alors que la tourbière continue à envahir la nappe liquide.  Le premier stade de l'invasion est dû aux espèces pionnières (trèfle d'eau et comaret) qui, par l'enchevêtrement de leurs rhizomes sur lesquels s'installent les sphaignes et les lignairettes, forment en bordure une bande humide et mouvante : le semblant. La partie immergée continue alors à croître et atteint le fond du lac, alors que la surface de la tourbière s'exhausse et s'assèche, se peuplant de scirpe gazonnant, de carex, d'andromède, de canneberge, de droséra (plante carnivore) et parfois d'arbustes bouleaux et saules nains, le saule de lapons (le plus petit arbre du monde) et le pin à crochet. La tourbe extraite et séchée constituait dans nos régions un combustible important, elle est maintenant utilisée dans l'industrie chimique.

Source : Guide Chamina "Massif du Sancy & Artense", édition Septembre 1989.

 

 

 

Distance totale

16 kilomètres

Durée

5 heures

Dénivelé

Difficulté

Altitude Max

1213 mètres
Altitude maximum
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